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Mes réalisations

J’écris des récits de vie pour celles et ceux qui souhaitent raconter leur histoire.

Cela peut prendre la forme d’une biographie personnelle, écrite pour transmettre son parcours, ou d’une biographie thérapeutique, pour avancer et se libérer à travers l’écriture.

Découvrez ci-dessous quelques exemples de biographies réalisées.

Un terrible départ

Fin 2012, Thomas reçoit un appel de son frère et sa sœur : leur père, victime d’une chute, est dans le coma. Cette étape a été particulièrement difficile à vivre, à bien des égards. Thomas est parti avec son frère en Guadeloupe pour être auprès de sa famille. À cette période, il ne travaillait pas. Je lui ai pris un billet aller simple pour qu’il puisse être au chevet de son père, sans savoir quand il reviendrait. Je ressentais sa détresse face à l’état de son père et à l’incertitude de la situation. De mon côté, j’éprouvais une profonde peine de ne pas pouvoir être à ses côtés, du manque de mon compagnon, et de ne pas savoir quand je le reverrais. J’étais également accablée à l’idée que son père, que j’admirais et respectais tant, se trouvait entre la vie et la mort. Au bout de quelques jours, l’espoir de voir son père se rétablir s’éteignait, et il fallut se résoudre à prendre une décision grave. Je me souviens encore de la date – tant ce jour m’a marquée : le 15 février, ses enfants décidèrent de le laisser partir.

Je me rends compte aujourd’hui de la souffrance que j’ai ressentie. Cet événement a été un choc immense, et ma mémoire est un peu défaillante. J’étais loin, je venais de signer mon CDI, et je ne pouvais pas tout lâcher pour partir. J’ai vécu cette épreuve à 12 000 km de distance. Je tenais énormément à son père. C’était une personne marquante, par son passé, par ce qu’il avait accompli et par ce qu’il transmettait. Il avait vécu en Martinique, puis en Guadeloupe, et avait toujours œuvré pour les Martiniquais, les aidant à s’installer en Guadeloupe et à s’intégrer. Il avait créé des associations et mené de nombreux projets… J’ai énormément de respect et d’admiration pour tout ce qu’il a accompli.
Il avait une vision unique : malgré tout ce qu’il avait traversé, il trouvait toujours le moyen de pardonner et de passer au-delà des blessures. Il voyait le bon dans chaque situation et dans chaque personne. Quand je lui ai demandé s’il était croyant, il m’a répondu en citant ce qu’il trouvait de bon dans chaque religion et en expliquant qu’il s’en était inspiré. Cet homme m’a marquée : c’était un grand homme.

Au-delà des qualités et des valeurs qu’il incarnait, j’ai été touchée par ses mots. Il avait su percevoir ce qu’il y avait de bon en moi et m’avait donné confiance. Il fait partie des rares personnes qui m’ont autant touchée. Je n’ai jamais pu le revoir. Lorsqu’il est mort, j’étais loin. J’en ai souffert, et je me rends compte aujourd’hui que je n’ai probablement jamais fait mon deuil.
Plus tard – je ne saurais dire combien de temps après, quelques mois, quatre ou cinq il me semble – Thomas est revenu à Nancy. Sa sœur, orpheline de son père et dont la mère, qui vivait en métropole, ne pouvait pas s’occuper, est venue vivre chez lui.

C’était un homme différent que j’ai retrouvé. Il était transformé, et n’était plus vraiment l’homme que j’avais connu quelques années auparavant. Lui aussi admirait son père, qui lui apportait de l’équilibre, des conseils et un soutien précieux. J’ai senti qu’il sombrait. Je pense qu’il n’a jamais fait son deuil non plus.
À ce moment-là, j’ai tout pris en charge. J’ai mis mon petit sac à dos sur le dos et je l’ai déchargé de toutes les tâches du quotidien. Je me suis dit que j’allais faire le travail pour deux et qu’il irait mieux. Gestion du quotidien, travail, orientation, formation : j’ai tout fait pour le booster. Avec le recul, je me rends compte que j’ai agi en « bon père de famille ». Peut-être, inconsciemment, ai-je tenté de remplacer ce père qui lui manquait tant et dont l’absence le faisait tant souffrir ?

Extrait de la biographie de Marion

Fuir pour survivre

Peu après son retour, au début de l’année 1944, des rafles menées à Bourg-en-Bresse nous ont forcés à fuir. D’après mes souvenirs, une vingtaine de Juifs ont été assassinés, et leurs cadavres exposés. Dès que l’information est arrivée aux oreilles de la Résistance, nous avons été pris en charge dans la nuit. Un camion à gazogène nous a emmenés en pleine campagne, à Saint-Étienne-sur-Reyssouze. Nous avons alors dormi dans une étable, près d’une forêt et au milieu des vaches, pendant quelques jours, avant de trouver une maison dans le village. En famille, nous avons vécu plusieurs mois dans cette petite maison. J’étais en compagnie de mon père, de mes grands-tantes et de mon grand-oncle. Je soupçonne mon père d’avoir fait partie de la Résistance. Il possédait un vélo et était rarement présent. Étant Alsacien et ayant vécu en Allemagne pendant trois ans, il était parfaitement bilingue. Ses compétences auraient forcément pu être précieuses. Nous sommes restés là jusqu’à la Libération, le 4 septembre 1944. Les Américains s’approchaient de Pont-de-Vaux. La veille de leur arrivée, les Allemands fuyaient et incendiaient les villages qu’ils traversaient. Cette nuit-là, j’ai dormi habillé, les chaussures aux pieds. J’observais, par la fenêtre, les villages voisins partir en fumée. Le lendemain, mon père m’a installé sur le cadre de son vélo, et nous sommes allés à Pont-de-Vaux accueillir les troupes américaines. Nous étions au milieu d’une grande foule, observant les GMC, les jeeps et les chars qui traversaient le village. Les Américains défilaient tandis que les Allemands quittaient la région.

Une fois la Libération terminée, nous sommes retournés à Montrevel, où nous avons retrouvé mon grand-oncle et la famille Bader. En août, Montrevel avait été le théâtre d’une bataille sur la place de la mairie. L’avant-garde américaine y avait affronté des Allemands motorisés. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons vu les carcasses de voitures incendiées sur la place de la mairie. L’école, située dans les locaux de la mairie, a rouvert en octobre. Ce sont des souvenirs marquants : l’école était partiellement détruite et il restait encore des carcasses de véhicules calcinés.

Extrait de la biographie de Claude

Premiers pas dans l’alpinisme : la Bolivie comme terrain de jeu

Durant ce tour du monde, nous avons également fait escale en Bolivie. C’est un pays agréable, peu touristique et très montagneux. Nous y avons découvert l’alpinisme. Pour des novices comme nous, c’est incroyable de pouvoir gravir des sommets de 6 000 mètres, et ce, pour un coût dérisoire. L’ascension y est bien moins chère que celle du Mont-Blanc : nous avons payé 120 € pour 4 jours, avec un guide, des sherpas pour porter l’équipement et les vivres, ainsi qu’un âne.

Nous avons d’abord gravi un sommet de 6 000 mètres, le Potosí. Cette expérience nous ayant procuré beaucoup de plaisir, nous avons décidé de tenter l’ascension de l’Illimani, à 6 488 mètres, la montagne sacrée visible depuis La Paz, la capitale. Avec le recul, j’ai un peu honte, mais, en bons Français, nous avons négocié pour payer le moins cher possible cette ascension. Nous avons accepté de porter nos sacs, déterminés à partir en mode « guerrier ». Après avoir acheté des crampons et des piolets dans l’auberge où nous séjournions, nous avons commencé l’ascension, étape par étape, en nous arrêtant dans différents camps.

La veille de l’ascension finale, nous sommes arrivés vers 19 h au camp de base. Le guide et les deux sherpas ont installé le camp et préparé à manger. Nous avons pris un peu de repos, immortalisé le moment avec notre fameuse photo « nus en montagne », puis, à minuit, nous sommes repartis. Le guide, mon ami et moi avons entamé la dernière ascension.

Alors que je me trouvais sur un versant, le soleil commençait tout juste à se lever, mais la paroi était encore gelée. Il nous restait 250 mètres de glace à gravir. Avec mon piolet et mes crampons, je progressais, mais je manquais d’expérience. Bien que nous ayons été brièvement formés lors des premières étapes, c’était la première fois que je faisais face à une paroi aussi glacée.

Soudain, alors que j’étais en troisième position, j’ai senti mon corps glisser et j’ai perdu prise. Je ne me souviens plus exactement de ce qui s’est passé – un crampon ou un piolet avait peut-être lâché –, mais j’ai chuté. Heureusement, nous étions encordés. Ma chute a entraîné celle de mon collègue, en deuxième position, mais notre guide, en tête, a sécurisé la corde et nous a maintenus. Je ne saurais expliquer quelles manœuvres il a réalisées, mais il nous a littéralement sauvé la vie.

Je me suis retrouvé suspendu au-dessus du vide, balançant pendant quelques secondes qui m’ont semblé interminables. Cette sensation était à la fois terrifiante et intense. Une fois encore, j’échappais à la mort. Je me suis demandé comment j’allais remonter sur la paroi et continuer l’ascension. Après cet incident, l’adrénaline a pris le dessus. L’instinct de survie s’impose dans ces moments-là.

À plusieurs reprises, j’ai pensé que je n’y arriverais pas. Chaque pas était une lutte, chaque mouvement demandait un effort surhumain. Mais ma clé pour tenir était de fixer le sommet, de me convaincre que j’allais l’atteindre. Je puisais des ressources insoupçonnées au plus profond de moi.

Au petit matin, nous avons atteint le sommet. Et là, c’était la consécration. Nous avions l’impression d’être sur le toit du monde. Cette sensation est indescriptible et n’a pas d’égal. Nous étions heureux, mais complètement épuisés.

Pour cette ascension, il faut tout de même une excellente condition physique. Le dernier jour, nous avons marché 16 heures pour redescendre.

Je compare souvent cette ascension à un marathon, que j’ai également eu la chance de courir. Je considère que c’est une épreuve assez éprouvante avec ses 42 kilomètres de course. Cependant, si je devais comparer les efforts, les 16 heures de marche en montagne restent, selon moi, bien plus intenses. Dans les deux cas, à un moment donné, il faut que le mental décroche pour passer en mode survie. C’est comme si le cerveau cédait le contrôle à un pilotage automatique.

On compare souvent l’effort d’une femme lors d’un accouchement à une ascension. Dans ce cas, je me dis : les pauvres…

Aujourd’hui, j’aimerais gravir d’autres sommets et retrouver cette montée d’adrénaline. J’ai vu récemment qu’en Amérique du Sud, il existe un sommet de 7 000 mètres. Cela pourrait être mon prochain objectif.

Extrait de la biographie de Sébastien

Blizzard, survie et choc culturel en Inde

Pendant notre tour du monde, nous voulions randonner autant que possible et découvrir les différentes merveilles de cette terre. Parmi les nombreux pays où nous avons posé notre sac à dos, l’Inde, par bien des aspects, nous a réservé de nombreuses surprises. Dans le nord du pays, nous avions repéré une randonnée culminant à 4 200 mètres d’altitude. Il fallait prévoir deux jours pour atteindre le sommet et passer une nuit en montagne. Munis de notre sac à dos, de carottes, de quelques gâteaux et d’œufs durs pour provisions, nous nous sommes lancés dans l’ascension.

Le second jour, notre objectif était de passer le col. En milieu de matinée, le temps a tourné : le ciel est devenu brumeux, et un épais brouillard s’est abattu sur nous, au point que nous ne voyions plus à un mètre devant nous. Quelques minutes plus tard, la neige a commencé à tomber, accompagnée de terribles bourrasques de vent. Nos réserves de nourriture s’amenuisaient, mais notre objectif restait de passer le col avant la nuit et de retrouver un village. Alors, sans trop réfléchir, nous avons continué à avancer, un peu à l’aveuglette, sans échanger un mot.

Les éléments étaient contre nous. Nous avons tout fait pour atteindre notre objectif, mais vers 14 heures, nous avons dû nous résigner. Nous avons planté la tente et, à force de répétition, il ne nous fallait plus que cinq minutes pour la monter et la démonter. Une fois abrités, nous avons attendu que les conditions s’améliorent. De l’intérieur, nous pouvions voir la neige nous engloutir peu à peu. À ce moment-là, nous ne pouvions communiquer avec personne, et personne ne savait où nous étions. Cette fois, nous avons vraiment craint pour nos vies et nous nous sentions totalement impuissants face à la situation.

Nous partagions une couverture de survie pour ne pas mourir de froid. Je me souviens que Jérémie avait son iPad avec lui, et nous en avons profité pour regarder La Tour Montparnasse infernale. Ce moment a permis de mettre un peu de bonne humeur dans cette épreuve. La nuit a été rude : nous avons très peu dormi.

Au petit matin, lorsque nous sommes sortis de la tente, tout était immaculé de blanc. Le paysage était d’une beauté inouïe. Ce fut une expérience éprouvante, mais nous étions euphoriques d’avoir survécu et de pouvoir admirer ce spectacle. Tout au long de notre voyage, Jérémie et moi avions un running gag : nous nous prenions en photo, nus, dans des lieux originaux pour créer un calendrier dieux du stade. Inutile de préciser que nous avons profité de ce panorama unique pour immortaliser le moment.

Après cette pause audacieuse, nous avons plié bagage et repris notre chemin, aussi rapidement que notre séance photo. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons découvert que le col était à seulement quelques dizaines de mètres de notre campement de fortune.

La descente, cependant, fut compliquée. Nos sacs pesaient entre 20 et 25 kilos, nous étions à bout de force, assoiffés et affamés, et nous n’avions rien avalé depuis la veille. Finalement, après plusieurs heures de marche, nous avons trouvé un petit boui-boui dans lequel nous avons pu nous reposer, dormir au chaud et nous restaurer. Dans ces moments-là, on se satisfait de peu : le luxe n’est pas toujours ce que l’on croit.

C’est d’ailleurs la pauvreté qui caractérise l’Inde. Quel choc des cultures ! Ce pays ne peut laisser personne insensible. D’autant plus que j’ai fait du bénévolat et accompagné les missionnaires de Mère Teresa. Cette association vient en aide aux personnes en grande souffrance : elle gère des hospices, des orphelinats et des dispensaires pour soutenir les sans-abris, les lépreux et les mourants. Ils se consacrent entièrement au service des plus démunis, sans attendre quoi que ce soit en retour. Leur mission est de fournir un soutien physique et spirituel à ceux qui en ont le plus besoin, notamment à ceux qui sont souvent rejetés par la société.

J’ai été profondément marqué par cette expérience, qui est à l’opposé de ce que nous vivons au quotidien en Occident. La misère, nous l’avons rencontrée dès notre arrivée dans ce pays. Par souci d’économie, nous choisissions toujours les options les moins coûteuses. Dans les trains indiens, nous voyagions en quatrième classe, ce qui correspond aux espaces de rangement au-dessus des sièges, habituellement réservés aux bagages en Occident.

La pauvreté se manifestait aussi dans les normes d’hygiène. Par exemple, lors des arrêts de train, les gens descendaient pour faire leurs besoins à l’extérieur, sans aucune pudeur, avant de remonter à bord. La foule était omniprésente : les rues bondées, les déchets jonchant le sol, des personnes amputées vivant dans la rue, et une prolifération de cafards.

En tant que Blancs, nous étions automatiquement perçus comme des privilégiés. Les gens nous interpellaient souvent pour demander de l’aide ou de l’argent. C’est presque comme un instinct de survie.

Je me souviens que nous avions rencontré des adolescents très sympathiques. Nous avions loué des motos et étions partis à la découverte de petits villages reculés. Ils nous avaient fait découvrir leur région et, en échange, nous leur avions offert de quoi manger et boire, ainsi qu’un peu d’essence pour leurs scooters.

Cependant, il existe une certaine ambiguïté dans les rapports humains là-bas. On ne sait jamais vraiment si l’on partage un moment sincère ou si l’intérêt est uniquement dirigé vers notre porte-monnaie. La frontière est très fine, et nous ne l’avons pas ressentie aussi intensément ailleurs. Il existe de nombreuses histoires d’Occidentaux qui se sont fait arnaquer, donc nous essayions malgré tout de rester sur nos gardes. Heureusement, dans notre cas, tout s’est bien passé. Nous sommes restés trois jours avec eux et avons passé de très bons moments.

Extrait de la biographie de Sébastien

Mongolie, des surprises inattendues

Arrivés en Mongolie, nous avons rapidement fait la connaissance de deux Allemands, une Anglaise et un Français d’origine juive, avec qui nous nous sommes liés d’amitié. Alors que nous étions à Oulan-Bator, dans une auberge de jeunesse, on nous a conseillé un restaurant sympa situé dans un quartier de la ville que nous n’avions pas encore exploré. Sans GPS, il fallait souvent un bon sens de l’orientation pour éviter de se perdre.

Accompagnés de nos nouveaux compagnons de voyage, nous nous sommes dirigés vers ce fameux restaurant. Cependant, à notre arrivée, nous nous sommes vite rendus compte qu’une erreur s’était glissée dans notre trajet, car le décor était radicalement différent de celui qui nous avait été décrit. En entrant dans l’établissement, nos regards ont immédiatement été attirés par des vitrines exposant des figurines représentant Hitler, Himmler et d’autres généraux nazis. Nous étions dans un restaurant nazi, en compagnie de nos nouveaux amis, parmi lesquels se trouvaient un Français juif et deux Allemands…

Ce lieu ressemblait vaguement aux musées Tussauds, mais dédié aux figures nazies. Il y avait même des croix gammées incrustées dans la faïence des toilettes ! J’ai pris des photos tellement j’étais stupéfait. Il n’y avait qu’un seul client dans le restaurant à ce moment-là, ce qui, quelque part, était plutôt rassurant.

Malgré tout, nous avons décidé de manger dans ce restaurant, ébahis par l’absurdité de ce que nous étions en train de vivre. Plus tard, je me suis renseigné pour comprendre comment un tel lieu pouvait exister au cœur d’une ville touristique de Mongolie. Il s’avère qu’après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux nazis se sont réfugiés en Mongolie, ce qui explique probablement la présence de ce restaurant à Oulan-Bator.

Dans un tout autre contexte, la Mongolie nous a réservé bien d’autres surprises. Nous avons eu la chance de rencontrer une autochtone qui nous a renseignés sur les randonnées, les lieux à visiter et les coins non touristiques. Nous nous sommes liés d’amitié avec elle, et aujourd’hui, elle est mariée à l’un des Allemands qui a partagé notre voyage. Elle nous a aidés à louer un van aménagé, et nous sommes partis à la découverte des terres reculées.

Nous avons souvent dormi dans des yourtes, passé une nuit dans le désert de Gobi, et même dormi à même le sol sous un ciel étoilé. Je me souviens également d’une famille attachante qui nous avait hébergés. Ils ont insisté pour que nous dormions chez eux, dans leur yourte, tandis qu’eux dormaient dehors, enveloppés dans des peaux de mouton. Nous étions très mal à l’aise, mais ils ont longuement insisté, et nous sentions que, si nous avions refusé, leur honneur aurait été entaché.

Extrait de la biographie de Sébastien

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